Ma dernière chanson - "Les bras en croix" -
Les bras en croix
YVES | Clips vidéo MySpace
samedi 27 février 2010
dimanche 21 février 2010
dimanche 7 février 2010
mercredi 3 février 2010
Et si l'aventure commençait avec toi ?
Et si l'aventure commençait avec toi ?
Quelle aventure ? Celle de produire mon futur single. Rien que ça !?
Pour que la production puisse être ouverte, il faut 10 fans pour commencer. Ensuite... on passe aux choses sérieuses.
Rendez vous sur http://fr.akamusic.com/yveseul pour entrer dans la famille et participer à l'aventure.
Merci
Quelle aventure ? Celle de produire mon futur single. Rien que ça !?
Pour que la production puisse être ouverte, il faut 10 fans pour commencer. Ensuite... on passe aux choses sérieuses.
Rendez vous sur http://fr.akamusic.com/yveseul pour entrer dans la famille et participer à l'aventure.
Merci
Chronique ordinaire de l'insertion professionnelle
Mère à 16 ans.
Anne Flore a 17 ans aujourd’hui.
Elle est en formation avec moi.
Elle est camerounaise et vit en France.
Je tiens ses mains dans mes mains. Parce qu’elle pleure. Parce qu’elle me dit qu’elle pleure depuis qu’elle née. Que depuis qu’elle est née elle est malheureuse.
Moi, je lui dis juste qu’on va trouver une solution pour qu’elle puisse continuer la formation.
.. ..
Mais y’a les papiers. Les papiers qui n’arrivent pas.
.. ..
Et puis il y a l’assistante sociale qui ne veut rien entendre. Qui dit qu’on va lui retirer son enfant si elle ne se met pas à travailler.
Travailler ? A 17 ans, avec un bébé, sans aucune formation… mais pour faire quoi ?
Anne Flore ne sait pas. Elle voudrait juste pouvoir rester en formation avec moi. Avec le groupe de copains qu’elle vient de rencontrer. Elle voudrait juste pouvoir rester au foyer de la Croix Rouge. Le temps d’obtenir une qualification et pouvoir travailler, dans un bon boulot qui lui plairait.
.. ..
Mais y’ a les papiers qui n’arrivent pas. La traduction d’un acte de naissance.
.. ..
Et Anne Flore pleure.
.. ..
Et moi j’ai du mal à lui dire que ça va s’arranger. Qu’il faut juste être patient. Qu’il faut juste attendre quelques mois et qu’elle reviendra en formation avec moi. Etre patient. A 17 ans. Avec son bébé qu’on peut lui retirer si elle ne travaille pas…
Son assistante sociale, du département dans lequel elle était avant de venir dans l'Yonne, dit qu'elle doit travailler. Si elle ne travaille pas, elle ne pourra plus être prise en charge. Travailler... Insertion par le travail...
Je l'ai eue au téléphone l'assistante sociale. Elle m'a dit tout ça. Elle m'a dit qu'elle n'était pas là pour faire de l'assistanat. Qu'il faut d'abord travailler, et se former ensuite ! Oui, elle m'a dit cela. Je lui ai dis que j'avais une conception différente de l'insertion professionnelle. Qu'ici, on essayait d'abord de former les jeunes déscolarisés, en rupture, pour qu'ils puissent trouver un boulot intéressant et surtout ne pas être trop exploités. Mais non, elle ne voulait rien savoir. Elle, elle a des chiffres, des quotas. Et Anne Flore, aujourd'hui doit faire partie des jeunes qui vont bosser, c'est comme ça.
17 ans... camerounaise, nationalisée française... Mère d'un enfant. Au boulot !
Anne Flore pleure.
Elle a quitté ma formation de "remobilisation". Elle reviendra peut-être dans 3 mois, si les papiers que le Cameroun doit traduire sont bien arrivés.
Des histoires comme celles là, j'en ai des tonnes. Mon métier ? Formateur en insertion... ça ne veut sans doute pas dire grand chose...
Anne Flore a 17 ans aujourd’hui.
Elle est en formation avec moi.
Elle est camerounaise et vit en France.
Je tiens ses mains dans mes mains. Parce qu’elle pleure. Parce qu’elle me dit qu’elle pleure depuis qu’elle née. Que depuis qu’elle est née elle est malheureuse.
Moi, je lui dis juste qu’on va trouver une solution pour qu’elle puisse continuer la formation.
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Mais y’a les papiers. Les papiers qui n’arrivent pas.
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Et puis il y a l’assistante sociale qui ne veut rien entendre. Qui dit qu’on va lui retirer son enfant si elle ne se met pas à travailler.
Travailler ? A 17 ans, avec un bébé, sans aucune formation… mais pour faire quoi ?
Anne Flore ne sait pas. Elle voudrait juste pouvoir rester en formation avec moi. Avec le groupe de copains qu’elle vient de rencontrer. Elle voudrait juste pouvoir rester au foyer de la Croix Rouge. Le temps d’obtenir une qualification et pouvoir travailler, dans un bon boulot qui lui plairait.
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Mais y’ a les papiers qui n’arrivent pas. La traduction d’un acte de naissance.
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Et Anne Flore pleure.
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Et moi j’ai du mal à lui dire que ça va s’arranger. Qu’il faut juste être patient. Qu’il faut juste attendre quelques mois et qu’elle reviendra en formation avec moi. Etre patient. A 17 ans. Avec son bébé qu’on peut lui retirer si elle ne travaille pas…
Son assistante sociale, du département dans lequel elle était avant de venir dans l'Yonne, dit qu'elle doit travailler. Si elle ne travaille pas, elle ne pourra plus être prise en charge. Travailler... Insertion par le travail...
Je l'ai eue au téléphone l'assistante sociale. Elle m'a dit tout ça. Elle m'a dit qu'elle n'était pas là pour faire de l'assistanat. Qu'il faut d'abord travailler, et se former ensuite ! Oui, elle m'a dit cela. Je lui ai dis que j'avais une conception différente de l'insertion professionnelle. Qu'ici, on essayait d'abord de former les jeunes déscolarisés, en rupture, pour qu'ils puissent trouver un boulot intéressant et surtout ne pas être trop exploités. Mais non, elle ne voulait rien savoir. Elle, elle a des chiffres, des quotas. Et Anne Flore, aujourd'hui doit faire partie des jeunes qui vont bosser, c'est comme ça.
17 ans... camerounaise, nationalisée française... Mère d'un enfant. Au boulot !
Anne Flore pleure.
Elle a quitté ma formation de "remobilisation". Elle reviendra peut-être dans 3 mois, si les papiers que le Cameroun doit traduire sont bien arrivés.
Des histoires comme celles là, j'en ai des tonnes. Mon métier ? Formateur en insertion... ça ne veut sans doute pas dire grand chose...
dimanche 31 janvier 2010

L'Armée du Crime VS Inglorious bastards - humeur du dimanche matin
Catégorie : Blogging
Bien sûr il est inutile et souvent stupide de comparer 2 films qui, a priori, n’ont rien en commun.
Cependant, j’ai envie de le faire uniquement pour dire tout le mal que je pense d’un des 2 films dont je vais parler et tout le bien d'un autre.
(Ah oui, bien sûr , ceci n'est pas du tout d'actualité sur un plan purement cinématographique, mais le recul c'est bien aussi.)
« L’Armée du Crime » (de Guédiguian) et « Inglorious Bastards » (de Tarantino)
Le premier s’attache à restituer des faits historiques, à dénoncer l’horreur de la guerre, la bêtise et la lâcheté humaine, à honorer la mémoire de héros maudits, à réhabiliter leur mémoire.
Le second falsifie l’histoire, la révise pour mieux servir le marketing. Il s’adresse au public jeune (ou pseudo-jeune, celui qui voudrait rester jeune en fait, qui croit que parce q’uon aime Tarantino, ça fait jeune), qui ne connaît rien à l’histoire et l’entretient dans l’ignorance en inventant des pseudos héros, dénués de conviction politique. Il réinvente l’histoire pour mieux faire passer l’idéologie libérale actuelle.
Le premier nous raconte l’histoire de véritables martyrs qui ont, grâce à leurs convictions politiques, ces mêmes convictions qui aujourd’hui sont dénigrées à longueur de médias et de films, ces convictions révolutionnaires, par leurs convictions communistes révolutionnaires se sont élevés contre la barbarie nazie et la collaboration. Mais, au-delà, ces hommes et ces femmes se sont élevés contre tout un système qui a envoyé à la boucherie des peuples entiers, allemands comme français. Ces soldats de la liberté étaient pour la liberté de TOUS les exploités et dénonçaient la manipulation meurtrière de tous les dirigeants. Ces travailleurs immigrés étaient tous amoureux de la liberté et de la vie et se sont battus contre les ennemis de cette liberté, contre ceux qui avaient le pouvoir et s’en servaient pour asservir les peuples.
Le second, ce film du soi disant prodige Tarantino, voudrait faire croire que l’on peut anéantir un système comme le nazisme simplement en s’amusant, sans idéologie, sans convictions, juste parce que l’on est américains ou amoureux de la liberté (mais attention pas n’importe quelle liberté, la liberté individuelle. Son individualisme en fait, autant dire le libéralisme. Pas le libéralisme progressiste, non celui qui permet à chacun d’écraser l’autre et surtout pas de construire avec l’autre)… Film bavard, inutilement, creux, sans aucun contenu. Bavard, baveux. Représentatif de la bien pensante pensée unique. Tanrantino refait l’histoire pour faire bien. Faire bien devant son public inculte et bien pensant. Quand il se prend pour un faiseur de film de kung Fu avec « Kill Bill », il s’adresse au public inculte qui ne connaît rien aux films de kung fu et qui, a priori, le mépriserait. Mais, dans la mesure où Tanrantino est à la mode et fait partie de cette intelligencia faussement rebelle du cinéma hollywoodien, ce même public prétend aimer les films de kung fu. Tanratino est un tricheur. Mais quand il réalise « Ingloriouus bastards », il devient menteur et révisionniste. Ce qui n’est plus la même chose.
« L’Armée du crime » est un film sur et pour des valeurs humanistes, politiques, poétiques, littéraires, autant dire un film profond, avec du contenu et de plus, il est un film rythmé, avec de l’action, avec des comédiens « à gueule », qui jouent admirablement bien. Pas d’artifice. Pourtant de gros moyens, des décors, des reconstitutions. Mais pas de d’artifice.
Vive le groupe Manouchian ! Saluons sa mémoire ! Merci Guédiguian (et pourtant, ceux qui me connaissent, savent que je n’ai jamais défendu ce réalisateur pour ses autres films…)
Bien sûr, il faut faire plus d'effort pour comprendre "l'Armée du Crime" qu'"Inglorious Bastards", Tarantino et ses producteurs-distributeurs le savent bien. C'est bien ce qui me débecte aussi.
La fiche du film sur Allocine http://www.allocine.fr/fil..m/fichefilm_gen_cfilm=1352..12.html
Et toujours cette sublime chanson de Ferré sur un texte d'Aragon :
léo ferré - l'affiche rouge
envoyé par bisonravi1987.
Les étrangers dans la résistance, sur le site de l'INA.
http://www.ina.fr/video/MAN4059588539/les-etrangers-dans-la-resistance.fr.html
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Cinéma,
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internationalisme,
Tarantino,
Textes
mercredi 27 janvier 2010
Lutter contre les misères
Si l’on tire le niveau intellectuel vers le bas, on abruti le peuple
Si on le tire vers le haut, on risque de l’élever vers le religieux
Ni l’une ni l’autre n’est une bonne solution.
Il faut développer la richesse intellectuelle, faire en sorte qu’elle s’étale, qu’elle enfle pour envelopper nos esprits.
Il faut lutter contre la misère intellectuelle en nourrissant les esprits d’art, de culture, de politique, de connaissances, de nature, d’humanité. Dès le plus jeune âge il est fondamental de nourrir l’esprit, sans chercher ni à l’élever, ni à l’abaisser. Nourrir sans gaver.
Nourrir sans conditionner.
Difficile tâche que nous devons nous assigner. Revoir l’enseignement, l’éducation, la formation dans ce sens.
Lutter contre la misère intellectuelle pour éviter de former des bons petits soldats au service du patronat, du capitalisme ou de toute forme d’obscurantisme religieux.
Lutter contre la misère artistique, pour que les yeux servent à voir au-delà de ce qui nous est imposé.
Si on le tire vers le haut, on risque de l’élever vers le religieux
Ni l’une ni l’autre n’est une bonne solution.
Il faut développer la richesse intellectuelle, faire en sorte qu’elle s’étale, qu’elle enfle pour envelopper nos esprits.
Il faut lutter contre la misère intellectuelle en nourrissant les esprits d’art, de culture, de politique, de connaissances, de nature, d’humanité. Dès le plus jeune âge il est fondamental de nourrir l’esprit, sans chercher ni à l’élever, ni à l’abaisser. Nourrir sans gaver.
Nourrir sans conditionner.
Difficile tâche que nous devons nous assigner. Revoir l’enseignement, l’éducation, la formation dans ce sens.
Lutter contre la misère intellectuelle pour éviter de former des bons petits soldats au service du patronat, du capitalisme ou de toute forme d’obscurantisme religieux.
Lutter contre la misère artistique, pour que les yeux servent à voir au-delà de ce qui nous est imposé.
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